[PORTRAIT]
Jordan Lucidi,
directeur commercial et marketing du GOAL FC
Arrivé au GOAL FC il y a quatre ans, Jordan Lucidi pilote aujourd’hui le développement commercial et marketing du club. Entre ambitions sportives, développement économique et ancrage territorial, il défend une vision du football qui dépasse le terrain. Pour lui, un club doit être un moteur économique, un lieu de rencontres et un acteur de l’éducation des jeunes.
- Pouvez-vous nous présenter votre parcours et ce qui vous a conduit à rejoindre GOAL FC ?
❝ L’idée, c’est qu’on ne soit pas simplement un club de territoire, mais qu’on représente une identité et des valeurs qui vont au-delà du territoire.❞
- Quelle est aujourd’hui l’ambition de GOAL FC et comment le club compte-t-il poursuivre son développement sur les plans sportif, économique et territorial ?
« Sur le plan sportif, ça va être de jouer le haut du tableau pour accéder, à moyen terme, à la Ligue 3. À long terme, ce serait la Ligue 2, quand, potentiellement, le stade nous le permettra.
Au niveau économique, l’idée, c’est d’être un acteur qui compte dans le développement économique des entreprises de la région. Aujourd’hui, on a un peu plus de 500 entreprises partenaires, tous secteurs d’activité confondus : des très grosses entreprises comme TotalEnergies, Orange ou Fiducial, mais aussi des petits artisans locaux ou encore la boulangerie juste à côté du club. Pour nous, l’idée, c’est d’accompagner tous nos partenaires dans leur développement grâce au développement du club.
Et sur la partie territoriale, on est un club assez étendu. Aujourd’hui, nous sommes présents sur huit communes des Monts d’Or. Mais notre rayonnement business va bien au-delà, avec un axe principal de Valence à Mâcon. L’idée, c’est qu’on ne soit pas simplement un club de territoire, comme 99 % des clubs de sport, mais qu’on représente une identité et des valeurs qui vont au-delà du territoire : des valeurs de travail, d’ambition, de convivialité…
En fait, remettre au goût du jour le football d’antan, où on entrait dans une grande famille plutôt que de simplement prendre une licence et consommer du foot, comme ça se fait aujourd’hui. L’idée, c’est que les jeunes ne soient pas là juste pour consommer du foot. Qu’ils viennent chez nous pour le plaisir, mais aussi pour vivre une aventure !b»
- Au-delà de cette ambition, comment un club sportif peut-il contribuer au dynamisme économique et social de son territoire ?
« Nous faisons énormément d’événements business tous les mois, en plus des matchs. Les jours de match, les partenaires viennent, ils ont leur espace business, profitent du buffet et de ce temps pour échanger. Mais, en plus de ça, on organise entre cinq et six événements business par mois : des petits-déjeuners, des déjeuners ou des afterworks sur différentes thématiques et à chaque fois chez un partenaire différent pour le mettre en avant.
L’idée, c’est de mélanger tous nos partenaires pendant ces temps-là. Nous voulons devenir comme une conciergerie pour eux. Dès qu’ils ont un besoin, peu importe lequel, ils nous contactent et on les met en relation ou on trouve le contact qu’il leur faut. On favorise les mises en relation business entre toutes nos entreprises partenaires. »
- Quel héritage souhaitez-vous laisser à travers GOAL FC sur son territoire et auprès des générations futures ?
« Une association sportive, à la base, c’est aussi et avant tout un lieu d’éducation. Le but, c’est de contribuer de manière sociale, solidaire et éducative à nos territoires. Aujourd’hui, on le voit, et c’est encore plus d’actualité en ce moment, il y a beaucoup de problèmes dans notre société. Le foot est un peu le reflet de notre société. C’est le sport le plus populaire et le plus démocratique du monde : peu importe sa taille, son poids ou son âge, on peut jouer au foot. Il n’y a pas de critères prédéfinis, ce qui n’est pas le cas dans d’autres sports où il y a des prérequis physiques. Dans le foot, peu importe son profil, on peut s’en sortir !
Maintenant, notre rôle en tant que club, mais je pense que c’est valable pour tous les clubs, c’est d’accompagner et d’éduquer les jeunes, en plus de ce qui se fait dans les familles et à l’école. C’est un troisième lieu d’éducation. Il faut que nos éducateurs fassent le job et qu’ils accompagnent nos jeunes dans leur développement en tant que citoyens. C’est pour ça qu’on a tout un programme RSE au club autour des thématiques de la santé, la solidarité, l’écologie, l’employabilité ou la citoyenneté pour accompagner les jeunes dans leur développement psychologique et physiologique, au-delà du football pur. Le foot, c’est une chose, mais aujourd’hui, les statistiques montrent que vous avez plus de chances de gagner au loto que de devenir joueur professionnel ! Faisons-en de bonnes personnes en plus de bons joueurs. »